Mirella Aoun (ESIAM, 2000) : quand la science aide la nature à mieux se défendre
Avant de devenir chercheuse au Québec, Mirella Aoun a commencé son parcours à l'École supérieure d'ingénieurs d'agronomie méditerranéenne (ESIAM) de l’USJ, avec une formation d’ingénieure agronome. Depuis, elle explore les liens entre les plantes, les micro-organismes et leur milieu pour imaginer une agriculture plus durable.
Professeure adjointe à l’Université Bishop’s, au Québec, elle mène aujourd’hui des recherches sur des solutions alternatives aux pesticides. Son objectif : aider les producteurs à protéger leurs cultures tout en préservant l’équilibre des milieux naturels.
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur agronome de l'Ecole supérieure d'ingénieurs d'agronomie méditerranéenne (ESIAM) de l’USJ, obtenu en 2000, Mirella Aoun poursuit ses études en France. Elle y obtient un diplôme d’études approfondies en écologie microbienne à l’Université Lyon I. An 2002, elle s’installe au Québec pour entreprendre un doctorat en sciences forestières à l’Université Laval, qu’elle termine en 2009. Sa thèse porte sur les interactions entre l’orme américain et un champignon pathogène. Ce travail marque déjà son intérêt pour les relations complexes qui existent entre les plantes, les micro-organismes et leur environnement. Elle poursuit ensuite ses recherches dans le cadre d’un stage postdoctoral à Agriculture et Agroalimentaire Canada.
Entre 2011 et 2017, elle rejoint le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+). Elle y développe des projets sur la culture fruitière et la protection des plantes sans recours aux pesticides. Elle devient par la suite directrice scientifique de la Ferme éducative du centre.
Son parcours la ramène aussi au Liban. De 2016 à 2021, elle enseigne à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), où elle coordonne un programme consacré au développement durable et à l’horticulture. Elle participe notamment à l’intégration des Objectifs de développement durable des Nations unies (ODD) dans les formations universitaires.
Depuis 2021, à l’Université Bishop’s, elle dirige une équipe qui explore de nouvelles méthodes de protection des cultures maraîchères. Parmi ses projets figure le développement de filets colorés capables de limiter les attaques d’insectes et certaines maladies, avec une utilisation réduite de pesticides.
À travers ses recherches, Mirella Aoun poursuit une même démarche : trouver des solutions concrètes pour une agriculture plus respectueuse du vivant. Un engagement qui relie son expertise scientifique à une volonté de transformer les pratiques agricoles.
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