Opération 7ème Jour : La solidarité au cœur de l’action
Née dans l’urgence de la guerre de 2006, l’Opération 7e jour (O7) est avant tout une histoire de solidarité en action. Vingt ans plus tard, alors que le pays traverse une nouvelle guerre, elle reste fidèle à ce qui la définit : être là, malgré tout.
Mais le contexte a changé. Les déplacements sont devenus difficiles, l’insécurité omniprésente et la présence quotidienne sur le terrain plus complexe que jamais. Là où d’autres auraient ralenti, l’O7 a choisi de s’adapter.
Dès les 1ers jours, l’O7 a opté pour une approche préventive et accessible : accompagner autrement. À travers des campagnes diffusées par courriel et sur les réseaux sociaux, une série de conseils en bien-être psychologique a été partagée avec toute la communauté universitaire.
Élaborées avec la Cellule O7 soins psychologiques, ces recommandations, ont abordé des dimensions clés en temps de guerre: sécurité personnelle, soutien et communication, organisation académique, gestion du temps et des attentes.
Très vite, une évidence s’est imposée : aller plus loin.
En coordination avec l’Université, l’O7 a recentré son action sur le bien-être des membres de la communauté USJ : étudiants, enseignants et personnel. Une enquête a été lancée pour identifier les personnes touchées par la guerre, comprendre leurs situations, et surtout, leurs besoins.
Puis la situation s’est aggravée. De nombreuses familles ont perdu leur logement. L’urgence n’était plus seulement d’accompagner : il fallait agir, concrètement. L’O7 a choisi de concentrer prioritairement ses efforts sur les familles issues de la communauté USJ, en étudiant chaque cas individuellement pour apporter une aide adaptée, humaine, ciblée.
C’est dans cette dynamique que, du 30 mars au 2 avril 2026, des distributions de caisses alimentaires et de matelas organisées au profit de familles déplacées, hébergées dans des écoles, des centres d’accueil ou issues directement de la communauté USJ.
Mais l’action de l’O7 ne s’est pas arrêtée à l’urgence matérielle.
Parce qu’en temps de guerre, soutenir, c’est aussi redonner un peu de normalité, des ateliers d’animation ont été mis en place au centre des Pères jésuites à Monnot, en collaboration avec la Cellule Orthophonie. Destinées à des enfants déplacés non libanais âgés de 3 à 13 ans, ces activités se sont déroulées au cours des semaines du 29 mars au 8 avril. Les séances se poursuivent chaque semaine au centre, en fonction de la situation du pays et selon les besoins. Elles ont permis de stimuler leurs capacités langagières et leur attention, mais surtout, de leur offrir des moments d’enfance.
La Cellule O7 ergothérapie a réalisé quatre visites dans le même centre et prévoit d’en effectuer d’autres afin de soutenir les familles déplacées tant qu’elles restent sans abri.
Chaque visite vise à soutenir le fonctionnement du foyer à travers la mise en place d’activités variées de stimulation physique, cognitive, langagière et sensorielle, selon les champs d’expertise de chaque discipline. Par ailleurs, la cellule d’ergothérapie anime également un groupe de bien-être destiné aux mamans présentes au foyer.
Le 7 avril, à Deir Mechlen, à Jbeil, des séances de sensibilisation à l’hygiène, ont été organisées, accompagnées de distributions de kits et d’animations. Une initiative menée avec la Cellule Génie de l’ESIB, au bénéfice de familles déplacées.
Quelques jours plus tard, le 13 avril, l’O7 s’est rendue au Centre jeunesse contre la drogue (JCD) à Ghineh, au Kesrouan. Au-delà de la distribution de produits de première nécessité, cette visite a été marquée par des échanges riches avec les responsables du centre et des témoignages qui ont permis d’identifier de nouveaux besoins et d’ouvrir la voie à de futurs projets.
Toutes ces initiatives prennent une résonance particulière : elles s’inscrivent dans l’année des vingt ans de l’O7. Vingt ans d’engagement, de présence, d’adaptation.
Aujourd’hui encore, malgré un contexte extrêmement contraignant, l’Opération 7e jour continue d’avancer, avec lucidité et détermination. Les projets ne manquent pas. Leur mise en œuvre dépendra, comme toujours, de l’évolution de la situation.
Mais une chose ne change pas : quelles que soient les circonstances, l’O7 trouve toujours un moyen d’être là.
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