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Samar Chamoun (ESTS, 1997) transforme la fragilité en lien

Portraits

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24/06/2026

Samar Chamoun est fondatrice et présidente de l’Association libanaise pour la sclérose latérale amyotrophique (SLA), créée en 2015. Elle y porte un engagement constant auprès des personnes atteintes de SLA et de leurs familles, dans un accompagnement de proximité ancré dans le quotidien.

Elle est diplômée de l’École supérieure de travail social (ESTS) de l’USJ en 1997. Elle complète ensuite sa formation par un master en information et communication à la Faculté des lettres et des sciences humaines (FLSH) de la même université en 2017. Elle choisit aussi de se former à l’écologie relationnelle auprès d’E.S.P.E.R.E. International, prolongeant une réflexion centrée sur le lien à l’autre.

Son parcours professionnel débute en 1996 à Notre-Dame du Bon Pasteur à Sheile, auprès de jeunes filles en difficulté. Très vite, elle se confronte à des réalités plus dures encore, en rejoignant en 1998 la prison centrale de Roumieh dans un programme de réhabilitation. Entre 1999 et 2008, elle accompagne des dynamiques de micro-crédit dans les régions de Byblos et du Kesrouan, où l’autonomie économique devient un levier de dignité. Elle travaille ensuite, entre 2004 et 2006, au sein de la communauté Mariam & Martha, dans un programme dédié aux femmes.

En 2009, elle rejoint l’USJ. Elle y découvre un autre terrain : celui des étudiants, des fragilités silencieuses, des parcours parfois suspendus à une aide ou à une écoute. Elle s’inscrit dans ce travail d’accompagnement des situations sociales et financières, au plus près des besoins.

Elle évolue ensuite vers la coordination de l’Opération 7e Jour, programme de solidarité à l’échelle de l’université. Entre 2016 et 2019, elle y participe à la mise en œuvre d’actions de terrain qui traduisent, concrètement, l’entraide universitaire.

Elle poursuit ensuite son chemin au sein de l’USJ comme assistante administrative à l’École supérieure d’ingénieurs d’agronomie et d’agroalimentaire (ESIAM), avant de revenir en 2022 vers le service social de l’Université. Elle y retrouve un contact direct avec les étudiants et les familles, et poursuit cet accompagnement aujourd’hui. Entre 2022 et 2024, elle encadre également des étudiants de troisième année en travail social à l’ESTS, dans une logique de transmission.

En parallèle, son engagement s’étend au-delà de l’Institution et l’Association libanaise pour la SLA. Elle agit au sein du Peace for Lebanon Scholarship Fund en faveur de l’accès à l’éducation. Elle a également initié et encadré plus de quarante camps et formations pour les jeunes, autour de thématiques sociales et citoyennes. Dans les périodes de crise au Liban, elle a maintenu sa présence auprès de ceux qui en avaient le plus besoin.

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